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ART INFO September 2013

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Sound Illustrator Frédéric Sanchez Readies for NYFW
by Katya Foreman Published: September 2, 2013

Among those packing their bags for New York Fashion Week, which kicks off on September 5, is king of the catwalk soundtracks, Frédéric Sanchez. The charismatic French sound illustrator, whose first gig was providing the music for the debut show of avant-garde Belgian designer Martin Margiela in 1988, will be providing the tunes for around 25 major shows this season, including Alexander Wang, Marc Jacobs, Calvin Klein, Prada, Jil Sander, Marni, Mary Katrantzou, Bouchra Jarrar and Damir Doma. Never box him in the DJ camp, however. Likening himself to an artist working with paint, Sanchez sees sound as a medium for creating mental images, just like the sound illustrators on the radio in the 1950s and 1960s.

Sanchez, whose first sound installation, “Contrepoint,” was presented at the Musée du Louvre in 2004, credits a number of figures from the art world with having pushed him to pursue his own artistic projects outside of the fashion arena. They include Marie-Claude Beaud, director of the Nouveau Musée National de Monaco, and the late artist Louise Bourgeois. “I work with different mediums and modular synthesizers to transform electric currents into sound. It’s a continuation of the work of people who inspired me as a kid, like [Karlheinz] Stockhausen,” says Sanchez, who creates his own videos and photos to accompany the works, which are presented on his website.

Among other inspirations, he likes to go to see opera singers in concert. “I’m not so into big stage productions anymore, nowadays I prefer to see opera singers perform with an orchestra, dressed all formally in a tuxedo. That way each person in the audience can let their imagination wander.” He also keeps a beady eye on all of the latest contemporary music releases, however, sourcing tracks from eBay and Amazon, which he stores on hard drives. His favorite Paris store for vinyl is Souffle Continu, in the city’s 11th arrondissement.
As the sound illustrator for some of the world’s biggest egos, Sanchez retains a healthy sense of humour, having survived some hairy moments, such as the time a power outage struck at a Givenchy men’s show a few seasons ago. “I pushed the button, and suddenly everything stopped”, he laughs. One of the most challenging aspects of his work, as for anyone else working in the fashion industry, is the accelerated pace and condensed nature of show seasons. Over time, he has had to adapt his art. “We try to be as efficient as possible and give a direct emotion, but one that stimulates the imagination at the same time,” says Sanchez, who has also designed soundtracks for a number of luxury brands’ venues, including Hermès’ Café Madong in Korea, the Hôtel Costes in Paris and the Prada Luna Rossa pop store currently operating in San Francisco.

With the shows days away, he has only just started working on this season’s compositions, though not through choice. Sound is one of the last components of a show, and it is Sanchez’s job to grasp the kind of mood and impact a designer wants to create in a heartbeat. When pushed for pointers, even Sanchez, at this late stage, doesn’t yet know what kind of sonic mood will dominate the runways this season. “What is particular to fashion is its last minute nature, it’s a constant work-in-progress compared to other arts like the theater or cinema where you can work on projects long in advance, experiment — do rehearsals. It’s stressful,” he says. “In fashion there’s always this feeling of being on a high wire without a net. Either everything goes to plan, or it doesn’t.”

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VOGUE.FR July 19 2013

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vogue.fr

Jul 052013
LE MONDE PARIS Juillet 2013


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Alors que la Semaine de la mode masculine s’est clôturée le 30 juin et que Paris accueille jusqu’au 5 juillet les présentations des collections haute couture, retour sur un métier clé des défilés : celui d’illustrateur sonore. Depuis plus de vingt ans, le Français Frédéric Sanchez conçoit des bandes-son pour les créateurs.


Le Monde.fr : Comment vous est venue l’envie de travailler comme illustrateur sonore pour le milieu de la mode ?


Frédéric Sanchez : Je n’avais jamais réellement pensé travailler dans la mode. La danse m’a initié à cet univers. Dans les années 1980, il y existait plusieurs compagnies que l’on associait au « théâtre contemporain » de la danse. Parmi elles figurait celle de Régine Chopinot, dont les costumes étaient réalisés par Jean-Paul Gaultier. Ça a été un premier pas vers l’univers de la mode. L’autre point d’entrée a évidemment été la musique. J’adorais le label Factory et les groupes comme Joy Division ou New Order. Leurs pochettes de disque étaient faites par le graphiste Peter Saville. J’ai découvert qu’il faisait aussi les catalogues de mode du créateur japonais  Yoji Yamamoto. Je savais pas tellement quoi faire de cette passion absolue que je portais à la musique, mais ce qui m’intéressait réellement c’était de trouver un milieu où je pouvais trouver cette idée de spectacle total. Ensuite, comme souvent ce sont les contacts qui ont été déterminants. C’est avec [le créateur Belge] Martin Margiela que j’ai réalisé que je pouvais faire quelque choses d’intéressant avec la mode. J’avais un peu regardé comment étaient conçus les défilés à l’époque et – ça n’est pas une critique – les musiques choisies étaient généralement des « tubes » du moment. A mes yeux, cela datait beaucoup l’événement ; six mois après, un défilé semblait très dépassé. Or Martin et moi partagions ce point de vue : il disait souvent qu’il présentait une collection mais que son ambition était de casser un peu l’histoire des saisons. Je me suis retrouvé entouré de gens qui ont une vision expérimentale de la mode, qui la perçoivent comme un laboratoire de recherches. Je me suis inspiré des choses que j’aimais pour travailler la matière sonore. Le premier défilé de Martin a été une sorte de révolution dans son format et a profondément marqué l’histoire de la mode.

Comment concevez-vous une bande-son pour un défilé ?

Je dialogue beaucoup avec les créateurs. Le son c’est en quelque sorte l’envers du décor. Comme le parfum, il est une sorte de sensation non palpable et qui génère pourtant toute une ambiance. Il y a cette même approche sensorielle. Dans un premier temps, j’ai donc besoin de travailler avec les mots. Il faut sentir l’esprit de la collection avant de penser à la musique. Dans les studios de mode, il y a unmood-board [une planche d’inspiration] avec des images. Je m’en imprègne et après je les traduis en sons et en musiques. Le jour du défilé c’est presque le moment le moins important en réalité, il suffit d’appuyer sur « play ». Ce qui compte c’est la préparation. D’autant que je travaille beaucoup en studio. Le travail de montage est réalisé en amont. Et tout se fait au dernier moment, en général, une semaine avant le show. Quand j’ai commencé ce travail, on s’organisait pour commencer à réfléchir sur la question deux mois avant. Et puis, avec l’enchaînement des semaines de la mode et l’explosion du nombre de défilés, on ne peut plus fonctionner comme ça… Le temps s’est resserré. Aujourd’hui, c’est une sorte de mécanique un peu folle qui demande beaucoup d’organisation. Pendant sept ans, j’ai travaillé seul, à un moment il a fallu que je monte une équipe. Si l’on veut être très basique, disons que l’élaboration d’une bande-son pour un défilé requiert une quarantaine d’heures de travail.

Avec quels créateurs souhaitez-vous travailler ?

J’ai eu la chance de collaborer tout de suite avec des gens avec qui j’avais envie de travailler, comme Jil Sanders, Muccia Prada… Très vite, j’ai ressenti le besoin de ne pas rester cantonné à Paris. Mon travail ne différe pas en tant que tel d’une ville à l’autre, mais les visions de la mode, elles, varient. A New York, par exemple, j’ai pu rencontrer Marc Jacobs. Il y a un créateur avec qui je voulais réellement travailler : Calvin Klein. Il a, de mon point de vue, une approche vraiment intéressante notamment par son travail sur l’image. Je ne sollicite pas réellement les collaborations, je l’ai fait juste au début. Je travaille beaucoup avec des gens qui ont les même goûts que moi. Parfois, ça peut être très compliqué, il faut se faire violence. C’est quand même un travail artistique, si l’on accepte tout on tombe dans une histoire de business. Personnellement, c’est pas trop mon truc, j’aime garder cette dimension « expérimentale ». Sinon ça ne m’amuse pas. Mais ça m’est arrivé de travailler pour des gens qui n’ont pas les mêmes goûts et en général la collaboration ne dure qu’une saison. Ça c’était au début. Maintenant quand les gens m’appellent, je vais les rencontrer d’abord pour voir si ça colle. A travers ma bande-son j’essaie de transmettre une signature. Ce qui m’intéresse c’est qu’après toutes ces années, si l’on met les bandes-son réalisées pour chaque créateur bout à bout, on reconnaisse une patte… Pas la mienne, mais plutôt celle créée par la collaboration entre un créateur et moi. C’est un duo, une histoire. Je pense que c’est un peu comme une image de marque.


May 222013

WANDERLUST PARIS Mai 2013

Wanderlust

Frédéric Sanchez est illustrateur sonore des défilés de mode.

Comment définissez vous votre métier ?

J’ai développé depuis des années un travail mettant en relation le son et l’image. C’est à dire utiliser le son de manière à provoquer des images chez le spectateur et l’emmener dans une histoire. On me demande souvent si je me définis comme Dj ou musicien. J’ai toujours préféré dire que je suis illustrateur sonore. Un emprunt à l’univers radiophonique qui pour moi est plus poétique, plus émotionnel et se rapporte à la mémoire et aux souvenirs.
J’aime l’idée des feuilletons que l’on pouvait suivre à la radio avant que la télévision existe et dans lesquels des illustrateurs sonores mélangeaient des musiques et des bruitages de manière à créer des films sonores.

Quel est le changement majeur dans votre travail ?

Internet a beaucoup changé ma manière de rechercher des musiques. Avant je devais aller dans les boutiques de disques à Paris ou lors de mes voyages. Aujourd’hui c’est tout un monde qui s’offre à moi. Le problème des droits d’utilisation de la musique m’a aussi obligé à faire mes propres compositions. Je peux dire qu’internet m’a obligé à évoluer.
Les nouvelles technologies ont aussi énormément bouleversé ma technique de travail. J’ai commencé d’abord par utiliser les bandes magnétiques et aujourd’hui j’utilise des logiciels informatiques beaucoup plus sophistiqués.

Comment êtes vous arrivé dans le secteur de la mode ?

Je me suis construit à travers la musique. Des artistes comme David Bowie ont été très importants pour moi. J’ai été nourri par ses références visuelles, littéraires et musicales. Lors de la tournée qui accompagnait la sortie de son disque « Station to Station » , le Thin White Duke Tour en 1976 , il avait programmé en première partie le film de Luis Buñuel et Salvador Dali « Un chien Andalou » cela m’a inspiré et je me suis intéressé au surréalisme. Je peux dire ainsi que mon goût pour la mode s’est fait à travers la musique. Au début des années 80 j’aimais beaucoup les artistes (Joy division, Durutti Column etc…) du label anglais de Manchester Factory.
Toutes les pochettes de disques du label étaient réalisées par le graphiste Peter Saville qui, à la même époque, réalisait les catalogues du créateur de mode japonais Yoghi Yamamoto.
Je me suis familiarisé avec l’univers de ce dernier mais aussi avec ceux d’autres créateurs de mode : Comme des Garçons, Jean Paul Gaultier… J’ai découvert un milieu en constante recherche et j’ai été sensible au fait que la mode ce n’est pas uniquement des vêtements mais aussi des manipulations d’images et de sensations.

Au quotidien comment travaillez vous ? Quelles sont vos relations avec les créateurs ?

J’ai la chance d’avoir de longues relations avec certains créateurs comme avec Marc Jacobs ou Miuccia Prada ce qui m’amène à faire de la recherche pour eux tout au long de l’année. Lorsque vient le moment du défilé mon travail avec eux commence généralement par une discussion. Je regarde très peu les vêtements, j’ai besoin de ce moment intime provoqué par cet échange qui permettra à la musique de ne pas être simplement plaquée mais surtout de raconter une histoire.

Avez vous pensé à un défilé sans son ?

Oui, il y a très longtemps pour Martin Margiela. J’avais mis le volume de la musique très fort pour l’entrée des invités dans la salle et puis un silence brutal dés le début du défilé. L’assistance s’est mise à parler et ce murmure s’est superposé aux crépitements des appareils photos. Il y avait un sentiment de malaise provoqué par le vide et c’est comme si il fallait que l’espace soit absolument rempli de sons.

Comment masque t-on le silence au quotidien?

Je ne crois pas que l’on ait besoin de masquer le silence. Et d’ailleurs le silence absolu n’existe pas puisque, comme le dit John Cage, chacun de nous entend son propre sang couler dans ses veines. C’est peut-être ce qui fait peur aux personnes qui ont besoin d’avoir un fond sonore permanent. Fuir le silence pour ne pas se retrouver avec soi même…ou avec l’autre. C’est l’utilisation de la musique dans le but de gommer toute émotion. Ce qui me semble un étrange paradoxe. Lorsque j’ai commencé à travailler à New York, j’étais très surpris que l’on me demande de mettre de la musique avant les défilés. Je pensais à ces pauvres journalistes qui après une semaine de Fashion week devaient être saturés (j’imagine qu’il y a aussi des journalistes masculins ???) de musiques et en bon européen j’ai tenté de faire de la résistance. Malheureusement cette notion d’Entertainment les Américains l’ont imposée jusqu’en Europe.

Essayez vous de donner « une claque »aux journalistes lors des défilés comme certains le disent ? Est-ce pareil avec le son ?

Comme je le disais précédemment, ce qui est important pour moi c’est de provoquer des images et de donner à voir ce qui n’est pas visible. Créer un cadre poétique qui laisse place aux sensations et à l’imagination. Un peu à la manière d’un parfum. C’est pourquoi j’interviens beaucoup sur les musiques que j’utilise. A l’aide d’effets, de réverbération, d’échos je fais en sorte que la musique et le son deviennent non seulement un environnement mais surtout une signature qui résiste au temps. Je me demande souvent si ce n’est pas la musique qui démode la mode et c’est ce que j’essaye au maximum d’éviter.

Cela permet aussi une double lecture du défilé ? Au delà des vêtements, tout l’univers du créateur est mis en exergue…

Exactement. D’ailleurs la plupart des créateurs de mode avec lesquels je travaille mélangent des couches successives d’images. En plus de cette discussion qui est toujours la genèse d’une collaboration, j’aime regarder les moodboards dans les studios sur lesquels toutes les inspirations qui ont servi à construire une collection sont visibles.
Ainsi, je commence toujours par regarder et voir, puis je synthétise et interprète ces différentes émotions afin de donner à entendre, ressentir et imaginer.

Est-ce que la musique, via le rythme etc. structure le défilé ?

D’un défilé à l’autre le rythme des défilés et surtout celui des mannequins est identique. A mes débuts on me parlait souvent de musiques pour rythmer la marche des mannequins. Cela accentue pour moi l’aspect mécanique des défilés et je préfère suggérer de l’émotion et de la poésie.

Vos inspirations (cf. blog internet) sont souvent basées sur des images qui varient selon d’infimes nuances… Est-ce représentatif de votre travail ?

Je crois que la distance est une des particularités de mon travail. J’aime que le spectateur se pose des questions, qu’il soit habité par ce qu’il vient de voir et d’entendre. J’ai souvent remarqué qu’une compréhension trop immédiate était aussi vite oubliée. Pour cela j’ai développé une technique qui n’appartient qu’à moi et que je fais évoluer très lentement selon les inspirations.

Est-ce que cela à voir avec vos souvenirs ? D’où puisez-vous la sensibilité que vous retranscrivez dans vos créations ?

Cela a à voir avec mes souvenirs et avec ce que je vis et ce que j’ai pu vivre. Il y a souvent une part autobiographique dans mon travail. Même pour un travail de commande, je mets toujours beaucoup de moi-même, ce n’est jamais vide de sens.

Ce qui est intéressant aussi c’est que chacun fait sa propre interprétation de la musique ; qu’en pensez vous ?

Oui le rapport à la musique et au son est très individuel. Chacun peut avoir sa propre interprétation et celle ci varie selon l’humeur et selon l’instant. Je suis allé plus loin dans ce concept en créant des œuvres uniquement sonores pour des galeries d’art et des musées.

Pensez vous que votre métier évolue avec l’arrivée des défilés très spectaculaires au sens du décor ?

Oui cela accentue mon désir d’abstraction. Je pense par exemple au défilé de Marc Jacobs en février dernier, inspiré par cette œuvre d’Oliafur Elliasson « The Weather », montré dans ce lieu monumental le Lexington Avenue Armory à New York ; j’ai préféré utiliser un chœur très minimal évoluant pendant quinze minutes plutôt que le son de l’orage et un rythme techno effréné. J’aime opposer le sensible au spectaculaire. Finalement, depuis mes débuts avec Martin Margiela en 1988 je n’ai eu de cesse de vouloir pérenniser l’aspect anti-mode de mon travail.

Quel est l’avenir pour les défilés ?

Quelle que soit sa forme le défilé de mode a encore beaucoup d’avenir. C’est sur ce point qu’il est permis de faire un parallèle avec le monde de la musique.
Internet et la musique digitalisée n’ont-ils pas accentué le désir de voir des concerts ? Les sens des spectateurs n’ont ils pas besoin de poésie et d’émotions ?

CHLOE DARLES

May 222013

REFINERY29.COM May 15. 2013

Marc


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May 102013

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Ange Leccia La déraison du Louvre

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Apr 292013

VOGUE.FR 22 Mars 2013

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vogue.fr

Apr 292013
INTERVIEW MAGAZINE Mars 2013


inetrviewMag


Frederic Sanchez’s work has always managed to induce a kind of synesthesia, blurring the lines between what people hear, see, and feel. Among the most in-demand sound designers in the biz, the 46-year-old musician and producer has created sonic landscapes for Prada, Marc Jacobs, and Givenchy fashion shows, among many others. Surprisingly, Sanchez didn’t even attempt to play an instrument as a kid growing up in Paris-rather, a Beatles album inherited from his older sister sparked a voracious curiosity about sound that led him to the ambient and experimental works of John Cale, Brian Eno, and Robert Wyatt. « Listening to music became my passion, » he says. « I transformed that passion into work, but it almost happened by coincidence. » After dropping out of college, Sanchez worked briefly in the theater and then ran an eponymous record shop in Paris that doubled as an art gallery and a performance space. (He shut it in 2002, citing the onerous time demands of operating a retail business.) But a chance meeting with the elusive Martin Margiela in 1988 led Sanchez to his first job assembling music for a fashion show. « I didn’t know much about fashion, » he admits, « but I was very into artists like Roxy Music and David Bowie, which led me to fashion. » Since then, Sanchez has composed original sound installations for not only his fashion clients, but a number of galleries and museums, including the Louvre. He has also begtm to create original multimedia works that integrate music, photography, and film. « When I work with fashion, I often collaborate with other artists, so it’s more of a conversation, » he says.  »
The job is to create sound images that reflect the fashion. Whereas when I do work for galleries and museums, it’s only me, and I’m trying to create a sound installation that will allow each person to have a unique experience, so that they visualize an image based on what they hear. »
NUMÉRO HOMME Mars 2013


artDePresse

Le concepteur sonore compose un récit très autobiographique. L’histoire, c’est que j’ai été très marqué par mon grand-père. Fixant le vide, l’immensité devant lui, il écoutait la radio espagnole. C’était le seul moyen pour lui de s’échapper, de revivre l’Espagne qu’il avait quittée. Assister à ces scènes a été très important pour moi. Aujourd’hui, quand je pense au son, des images me reviennent. Oui, mon rapport à la musique est très autobiographique. Mon premier choc esthétique a dû être Abbey Road. J’avais 6 ans. J’aimais qu’une histoire soit racontée. J’ai commencé à m’intéresser à des musiques qui avaient ce potentiel narratif et visuel – le rock progressif des années 70 de Genesis et de Van der Graaf Generator – , puis à l’imaginaire dans lequel nous plonge la musique classique et contemporaine. J’ai construit mon univers avec ça. Je me suis rendu compte à quel point Serge Gainsbourg, dont je n’étais pourtant pas le plus grand fan, avait suscité en moi un intérêt pour la littérature et un goût pour la peinture. L’histoire, c’est que tout cela a toujours été très personnel. J’ai commencé à me réapproprier le son, à le travailler, à le recomposer, à le découper, à utiliser de nombreux effets. Pour donner à voir. La musique est une manière de communiquer. Elle a quelque chose d’abstrait que chacun peut saisir. Les gens peuvent s’inventer leurs propres images. En écoutant mon travail, certains amis ne peuvent s’empêcher de sourire parce qu’ils retrouvent des choses de moi qu’ils ont connues il y a des années. Comme si j’avais arrêté le temps, comme si ces choses n’avaient pas vieilli. Elles sont presque suspendues. L’histoire, c’est que depuis toutes ces années, je me suis construit, mais je me suis découvert aussi.
Jan 092013

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