Frederic Sanchez

MSGM women’s fall winter 2019 show video – Original music for the video

Roberto Cavalli Fall-Winter 2019-2020 Women’s and Men’s fashion show – Original music for the video

Miu Miu Fall-Winter 2019-2020 fashion show – Original music for the video

Prada Fall-Winter 2019-2020 Women’s fashion show – Original music for the video.

365, Prada Spring/Summer 2019 Womenswear Advertising Campaign – Double Exposure – Original music for the video

365, Prada Spring/Summer 2019 Womenswear Advertising Campaign – Double Exposure – Original music for the video.

365, Prada Spring/Summer 2019 Womenswear Advertising Campaign – Double Exposure – Original music for the video.

365, Prada Spring/Summer 2019 Womenswear Advertising Campaign – Double Exposure – Original music for the video.

365, Prada Spring/Summer 2019 Womenswear Advertising Campaign – Double Exposure – Original music for the video

365, Prada Spring/Summer 2019 Menswear Advertising Campaign – Double Exposure – Original music for the video.

Pal Zileri Fall-Winter 2019-2020 fashion show – Original music for the video.

Jil Sander Fall-Winter 2019-2020 Men’s fashion show – Original music for the video.

Berluti Fall-Winter 2019-2020 fashion show – Original music for the video.

MSGM men’s fall winter 2019 – Original music for the video.

Prada Fall-Winter 2019-2020 Men’s and Women’s fashion show – Original music for the video.

Versace Fall-Winter 2019-2020 Men’s fashion show – Original music for the video.

Versace Pre Fall 2019 – Original music for the video.

Jan 082019

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Nov 202018

20/11/2018
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FILM SONORE 24 12.38

noir

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Nov 192018

Sonia Rykiel women’s spring summer 2019

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Simone Rocha women’s spring summer 2019

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Roberto Cavalli women’s spring summer 2019

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Prada women’s spring summer 2019

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Prabal Gurung women’s spring summer 2019

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MSGM women’s spring summer 2019

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Miu Miu spring summer 2019

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Marni women’s spring summer 2019

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Jil Sander women’s spring summer 2019

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Hermes women’s spring summer 2019

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ESCADA women’s spring summer 2019

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Comme des Garçons spring summer 2019

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Anna Sui spring summer 2019

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Ann Demeulemeester women’s spring summer 2019

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Roberto Cavalli men’s spring summer 2019

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Prada men’s spring summer 2019

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Pal Zileri men’s spring summer 2019

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MSGM men’s spring summer 2019

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Marni men’s spring summer 2019

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Craig Green spring summer 2019

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Alberta Ferretti pre-fall & atelier 2019

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MCM spring summer 2019

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Sonia Rykiel atelier 2018

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Miu Miu croisière 2018

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365, Prada Resort 2019 Advertising campaign – Raised Consciousness – Original Music for the video

Le Figaro – October 3rd, 2018

Que la force soit avec elles

La Fashion Week de Paris s’est achevée mardi sur deux défilés Louis Vuitton et Miu Miu au message puissant sur la féminité et le pouvoir, à travers une esthétique radicale pas vue depuis longtemps.

La démonstration du pouvoir est l’une des marques de fabrique de Louis Vuitton. Qui d’autre que le fleuron de LVMH pour défiler au Musée du Louvre, symbole de la grandeur française, dans les pas d’Emmanuel ­Macron ? Qui d’autre pour habiller la première dame ? Qui d’autre pour réunir, sur le même banc, Isabelle Huppert, Léa ­Seydoux, Alicia Vikander et Cate ­Blanchett habillées régulièrement par Nicolas ­Ghesquière, le directeur artistique du malletier ? « Depuis mes débuts – il y a de longues années ! -, on dit de mes vêtements qu’ils donnent du pouvoir aux femmes, rapportait ce dernier à l’issue du défilé après avoir embrassé un bataillon de célébrités comme vu nulle part ailleurs. J’ai voulu creuser ce thème récurrent de mon travail et, pour une fois, ne pas prétendre raconter une histoire. Chacune des pièces de ce printemps-été répond à un seul critère : tenter de procurer la force et la confiance en soi. » L’absence de fil narratif explique en partie l’impression très perturbante de ce défilé sis dans un tunnel en Plexi transparent, encadrant la fontaine historique de la cour Carrée du Louvre. C’est bien du Ghesquière mais explosé dans ses obsessions. Parfois extrêmement efficace – les vestes à basques sont d’une perfection rare, comme celles en double gomme soudée aux lignes épurées, très proches de son style époque Balenciaga. Parfois déconcertant, à l’instar des combinaisons à épaules cercle entre Star Trek et Cardin. L’architecture, fondement de la silhouette du Français, est une réponse assez évidente à la question de l’empowerment. Mais le designer propose aussi des robes tee-shirts aux lignes molles, des blouses cocon en matière technique gaufrée, des tops aux manches bouffantes dix-neuviémistes, des jeans roses motifs ­Kuramata et des robes bustiers aux imprimés Memphis… Il envoie soudain trois mannequins aux forts airs de garçon, un troisième genre, en tailleur-pantalon. Le podium est-il un territoire de revendication ? C’est ce que pensent les médias anglo-saxons, qui n’ont cessé, durant cette Fashion Week, d’interpréter les longueurs d’ourlet et les carrures des vestes à l’aune des scandales trumpiens. Le point de vue français est, nous semble-t-il, plus subtil. « Si ­Chanel a donné la liberté aux femmes, disait Pierre Bergé, Saint Laurent leur a donné le pouvoir. » Marguerite Duras écrivait au même sujet : « Les femmes de Saint Laurent sont sorties des harems, des châteaux et même des banlieues, elles courent les rues, les métros, les Prisunic, la Bourse. » Et cinquante ans après, la mode court toujours après « elles »… Cette collection LV n’est pas la plus simple à aimer, elle déroute à dessein, Ghesquière estimant que, si sa mode est puissante, c’est parce que sa radicalité exige de la personne qui la porte de l’assumer, de faire des choix. H. G.

La féminité version Miuccia Prada déroute, elle aussi. Depuis 1988 chez ­Prada (avec du Nylon sur les podiums, des robes épurées à l’extrême et des sacs à dos en guise de sac à main), depuis 1993 avec Miu Miu (ses strass gros comme des cailloux collés sur des serre-tête de gamines pas sages, ses souliers œuvres d’art, sa palette acide), l’Italienne se délecte de casser les codes du bon goût. Pensée, à l’origine, comme la ligne « petite sœur », Miu Miu s’est affranchie, au fil du temps, de son statut de benjamine – c’est une marque en soi. Quelques heures avant la clôture de la Fashion Week au Louvre par Louis Vuitton, la signora Prada investit comme à son habitude le Palais d’Iéna. Elle raconte l’histoire d’une bande de filles aux longs cheveux hirsutes et à la frange mal coupée, en robes du soir de taffetas froissé, effiloché, qui sortent en fond de jupe transparent, leurs cannes de serin dans des chaussures trop grandes. Les jupes à godets sont taillées dans du denim proprement sali, les cardigans noués dans un esprit couture. Une série de vestes de bureau en toile de laine grise, à simple ou double boutonnage portées sur… rien, démontre qu’une belle pièce fait la silhouette. Pour parfaire le tableau, la musique. Les Miu Miu girls serpentent dans l’assemblée au son du piano – les titres 17 Days et Purple Rain de l’album posthume de Prince, Piano & A Microphone 1983 sorti il y a une dizaine de jours. Un bijou !

Chez Leonard, Christine Phung articule son printemps-été 2019 de la façon suivante : les premiers looks « tailleur » sont architecturés, épaulés, cousus de poche pour se déconstruire au fil des passages, se débarrasser des détails, jusqu’à devenir de simples carrés de jersey de soie imprimés à nouer. Inspirée par la réserve du Masaï Mara au Kenya, la styliste a sélectionné parmi les riches archives de la maison des imprimés savane, des fleurs sauvages, dont elle délave les teintes pour leur donner l’aspect d’une nature brûlée par le soleil. En parallèle, la griffe célèbre ses soixante ans avec une collection capsule en jersey de soie signature. Six silhouettes (combinaison, robe d’hôtesse, pantalon ample) imprimées d’orchidées aux couleurs poudrées, de lotus sur fond de fuchsia et de noir, revues et corrigées par la directrice artistique, disponibles en boutique en novembre. É. F.

Fashion Network – October 3rd, 2018

Miu Miu : une beauté subversive, à grands coups de ciseaux

Par Godfrey Deeny

Il vaut toujours la peine d’assister à un show Miu Miu le dernier jour de la Semaine de la mode à Paris. La vision de Miuccia Prada offre un contrepoint saisissant à toutes les marques françaises inscrites au calendrier.

Mise en scène avec habileté sous d’énormes logos Miu Miu en polystyrène expansé, il s’agissait de l’une des collections les plus subversives de sa créatrice, Miuccia Prada, qui reprenait des éléments classiques de la maison italienne – élégance, glamour, tailleur – pour mieux découper les vêtements, leur donner une finition plus brute, plus concrète.

Du point de vue de la qualité de la proposition, on était au niveau d’un défilé haute couture, avec des robes aux coupes impeccables, des robes-chemises drapées astucieusement et terminées par d’impressionnantes fleurs de tissu et des robes ajustées en taffetas, parfaites, à nouveau agrémentées de fleurs de tissu pleines d’audace.

Pour les jeunes femmes ambitieuses, Miuccia a combiné de larges manteaux droits, des trench-coats et des cabans à double boutonnage – tous en cuir lisse, mais associés à des jupes et des blouses imprimées d’iris aux couleurs vives, aux coupes anguleuses originales. Pour un résultat inattendu, artistique et très chic.

« C’était un peu comme cette émission, quel est son nom déjà ? Project Runway. Chaque créateur a un temps limité pour travailler. On a sorti les ciseaux hier soir. Mon équipe n’arrêtait pas de dire : « Pouvons-nous en laisser au moins un seul intact, ne pas tous les détruire ? Et je sais que les acheteurs voudront qu’on change les proportions. Mais je suis contre le cliché de la beauté évidente », rit Madame Prada, en gesticulant comme si elle avait encore une paire de ciseaux entre les doigts.

« Je suis en colère. Tout le monde parle d’avenir et de révolution, mais la vérité, c’est que tout revient en arrière. Et pas seulement en politique, mais aussi dans l’art et le cinéma », affirme-t-elle.

Et juste au moment où l’on oubliait l’énorme retour du denim sur de nombreux podiums, à l’exception de ceux de Paris, Miuccia nous a épatés avec une série de jupes et de robes courtes en denim, finies en ourlet-mouchoir, complétées par des bottes en velours satiné à plateforme et talons biseautés.

« Tout est délavé : le jean, le taffetas et même le gazar », explique Miuccia avec des étoiles dans les yeux.

Après le spectacle, elle était entourée d’une douzaine de mannequins et de stars de cinéma, dont Juliette Lewis, Dree Hemingway, Poppy Delevingne et Élodie Bouchez. Mais Miuccia Prada préfère généralement parler de sa collection plutôt que de poser pour les paparazzi…

Difficile de se souvenir d’une bande-son en meilleure adéquation avec une collection… en l’occurrence une sélection tirée du nouvel album de Prince. Des enregistrements privés du chanteur dans son propre studio, intitulé Prince & a Microphone, dont certains de ses morceaux les plus célèbres.

Financial Times – September 30th, 2018

Comme des Garçons SS19 show report

Rei Kawakubo was ‘fumbling around in the dark’ this season. And the result was incredibly moving

How do designers approach the challenge of coming up with something new each season? In many cases they don’t — doing nothing with your design style is certainly a method that’s working well for Celine’s new creative director Hedi Slimane. But, for those designers really looking to challenge the parameters of fashion, and even clothes themselves, the quest to find a new trouser cut, or fabrication, can bring with it a high degree of angst.

Shortly before the Comme des Garçons SS19 show, the brand sent out a statement in which the designer Rei Kawakubo described her frustration with a process that must always seek the “next”. For the past 10 collections she has shown huge abstracted shapes on her catwalk, like sculptures, which have then inspired the commercial collection that goes in store. But Kawakubo, who was the subject of an exhibition at the Metropolitan Museum of Art’s Costume Institute in 2017 and is one of only a few designers whose work could be described as art, is finished with that cycle.

For SS19 she wanted to do something new, but had found herself “fumbling around the dark”. The result of that fumble was a “mini show” which she described as “quiet, serene and internal”. It was small, staged before only 100 or so guests, and curiously affecting. The 30 looks, featuring deconstructed men’s tailoring and richly embellished outerwear, tattoo-print stocking mesh and chained Nike trainers, looked pretty normal from the front, but from the side revealed strange lumps and tumours. The first look, a beaded evening suit, was severed across the stomach to reveal a pregnant swell. Further looks were similarly “feminine”, although the slashed stomachs became more vicious and jagged as the show went on. Then things were tied up, quilted, or worn with chains. The tumours became more unnatural also, great padded details that protruded from the hips and ribs.

It was a real heartbreaker. With its Tom Waits soundtrack, exposed and swollen stomachs and white-haired girls (as though the women had prematurely aged), Kawakubo conjured quite the mood. Do I know that this “internal” show was about the griefs of childlessness? Or the sacrifices of a professional woman, now in her seventies, who has dedicated her life to building a €200m brand? Or that those brand responsibilities have near devoured her — like a cancer? I have no idea. But that was what it looked like. Kawakubo’s fumble made me painfully sad.

WWD – September 30th, 2018

Comme des Garçons RTW Spring 2019

In an emotional collection, Rei Kawakubo looked inward and found herself « fumbling around in the dark. »

There’s a place for her. But where?

Rei Kawakubo is at a creative crossroads. The designer told us so herself in a statement, a manifesto of sorts, e-mailed before her show on Saturday. It was a remarkable correspondence from a woman who typically lets her runways do the talking, and whom most of us view as unwavering in her confidence, her work, her art.

Kawakubo wrote that 10 seasons ago, she changed the direction of her Comme des Garçons show to see how far she could “take making powerful clothes, even to the point where the clothes become abstract.” She has decided that that approach is no longer new: “I looked for what is next, what is next, but I couldn’t find it.”

This show was about Kawakubo’s search, both as a creative and as a woman. As such, it felt deeply personal. With “Somewhere” from “West Side Story” on the soundtrack, the first model appeared, her abdomen padded to look pregnant, her black tinsel jumpsuit slashed with a horizontal zigzag to show her belly. She and all the models had white hair worn in messy, workaday ponytails, signaling that the burdens of being a woman and a creator are lifelong and grueling. You must create constantly, and find your place, somewhere.

The pregnancy theme continued until the baby bump morphed into bulbous protrusions at the hips and backside, in clear reference to Kawakubo’s seminal lumpy-bumpy collection of spring 1997, only now, the padding broke through the clothes exposing the “skin” underneath — bodysuits featuring logos, floral “tattoos” and newsprint. In context, the logos, also on Kawakubo’s spiffy Nike sneakers, registered not as merch-mongering but as statement of self, Kawakubo asserting, “my creations are who I am.”

It was all jarringly emotional, with some particular points of impact. Midway through, two models came out in chains — the shackles of womanhood? Of creative expression? Of expectations? Imposed by the self or externally? And near the end, when, on the soundtrack, Tom Waits’ “Tom Traubert’s Blues (Waltzing Matilda),” stopped abruptly on, “I begged you to stab me…You buried the dagger.”

Lighthearted it wasn’t. “Advancing ahead while fumbling around in the dark” is a risk, Kawakubo wrote in her e-mail. And yet she chose to show at the École des Beaux-Arts’ Palais des Études, on a bright white runway installed under the expansive skylight. It happened to be a beautiful, blue-sky day. There is hope.