{"id":445298,"date":"2018-03-07T21:30:43","date_gmt":"2018-03-07T19:30:43","guid":{"rendered":"https:\/\/dev.elorainweb.com\/?p=445298"},"modified":"2024-05-12T11:46:17","modified_gmt":"2024-05-12T09:46:17","slug":"paris-fashion-week-cest-fini-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/en\/paris-fashion-week-cest-fini-2\/","title":{"rendered":"Paris Fashion Week, c\u2019est fini !"},"content":{"rendered":"<p>Le Monde &#8211; 7 mars 2018<\/p>\n<div style=\"text-align: justify; \">\n<p>Paris Fashion Week, c\u2019est fini !En cl\u00f4ture de la fashion week parisienne, trois grandes maisons, Chanel, Miu Miu et Louis Vuitton, ont tonifi\u00e9 une saison de d\u00e9fil\u00e9s un peu terne.<\/p>\n<p>Le marathon des fashion weeks vient de prendre fin \u00e0 Paris, derni\u00e8re \u00e9tape d\u2019une saison qui ressemble davantage \u00e0 un moment de transition qu\u2019\u00e0 un grand cru. Mardi 6 mars, pour la derni\u00e8re journ\u00e9e, trois des plus grands noms de l\u2019industrie se sont partag\u00e9 la conclusion de d\u00e9bats vestimentaires. Ceux-ci ont beaucoup tourn\u00e9 autour de la f\u00e9minit\u00e9, du f\u00e9minisme et du droit des femmes. Ces trois shows sont les trois derniers points de vue sur le sujet de la saison.<\/p>\n<p>Chanel.<br \/>\nChez Chanel, Karl Lagerfeld fait peu de discours. Sa collection parle pour lui, c\u00e9l\u00e8bre un raffinement moderne, une id\u00e9e de la f\u00e9minit\u00e9 sophistiqu\u00e9e et libre dans un d\u00e9cor atmosph\u00e9rique qui rappelle un roman d\u2019Ivan Tourgueniev. L\u2019odeur des feuilles mortes accueille les invit\u00e9s dans une for\u00eat l\u00e9g\u00e8rement brumeuse o\u00f9 ne manquent que les croassements des corneilles. Les longs manteaux droits en tweed aux \u00e9paules ajust\u00e9es, les vestes \u00e0 la taille appuy\u00e9e et \u00e0 basques qui se terminent en pointes, les cols montants \u00ab \u00e0 la Karl \u00bb (le couturier porte les m\u00eames), les grands pantalons en cuir matelass\u00e9 sous des vestes amples \u00e0 quatre poches signent une allure souple, confortable et fid\u00e8le aux codes Chanel.<\/p>\n<p>Du manteau \u00e0 capuche et imprim\u00e9 feuilles aux longues jupes or \u00e9teint, tout est enveloppant mais sans lourdeur. Les effets de volume, millioni\u00e8me variation sur les lignes des tailleurs Chanel traditionnels, sont particuli\u00e8rement r\u00e9ussis et servent d\u2019ossature \u00e0 toute la collection. Longue jupe corolle, maxi-veste trap\u00e8ze, petites \u00e9paules l\u00e9g\u00e8rement aigu\u00ebs, tout est millim\u00e9tr\u00e9 sans jamais \u00eatre contraignant. Ces femmes qui avancent d\u2019un bon pas dans ce bois clair incarnent une vision positive et d\u00e9cid\u00e9e de la f\u00e9minit\u00e9. Leur vestiaire tr\u00e8s luxe et facile \u00e0 porter est un vecteur de libert\u00e9 d\u2019expression subtile et pas un exercice de mode qui les contraindrait \u00e0 rentrer dans un moule.<\/p>\n<p>Miu Miu.<br \/>\nMiuccia Prada a form\u00e9 chez Miu Miu un club de \u00ab bad girls \u00bb r\u00e9jouissantes. Entre les murs du Conseil \u00e9conomique et social, l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 architecturale est contrebalanc\u00e9e par de grands panneaux suspendus comme des fanions, imprim\u00e9s de dessins mi-lettrines mi-portraits de femmes. Celles qui arrivent sur le podium sur une bande-son rock parfaitement calibr\u00e9e par Fr\u00e9d\u00e9ric Sanchez \u00e9voquent \u00e0 la fois la vamp rockabilly Wanda Woodward du film Cry-Baby et les princesses punk rock \u00e0 la Poison Ivy, la guitariste des Cramps. Ajoutez un peu d\u2019Amy Winehouse et de style ann\u00e9es 1980, et c\u2019est parti pour une parade de filles piquantes mais sympathiques en chaussettes mohair et talons vernis.<\/p>\n<p>Des pantalons et blousons en jean neige aux imperm\u00e9ables fronc\u00e9s de cuir de couleur en passant par les tweeds \u00ab sixties \u00bb et les robes \u00e0 fleurs pr\u00e8s du corps, tout est port\u00e9 par des mannequins aux cheveux cr\u00eap\u00e9s et aux silhouettes globalement plus pulpeuses que la moyenne des podiums. On a retrouv\u00e9 la femme Miu Miu fra\u00eeche et fun, nourrie de culture pop, qui avait disparu la saison derni\u00e8re.<\/p>\n<p>Louis Vuitton.<br \/>\nLouis Vuitton pr\u00e9sentait sa collection dans la cour Lefuel du Louvre, habituellement inaccessible au public et recouverte pour l\u2019occasion d\u2019un sol fa\u00e7on vaisseau spatial. Le lieu a certes du cachet, mais pr\u00e9sente aussi des inconv\u00e9nients : il est tr\u00e8s exigu, les trop nombreux invit\u00e9s ont du mal \u00e0 trouver leur place, surtout que le parterre de c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s (Michelle Williams, Noomi Rapace, etc.) en prend beaucoup.<\/p>\n<p>La collection, elle, marque un retour de Nicolas Ghesqui\u00e8re \u00e0 des formes plus simples, un glissement stylistique vers une silhouette de n\u00e9obourgeoise qui pourrait beaucoup plaire \u00e0 Brigitte Macron, tr\u00e8s souvent habill\u00e9e par le designer. Ses vestes brod\u00e9es de m\u00e9tallerie or, ses gilets bicolores boutonn\u00e9s sur une robe et ses effets monochromes \u00e9voquent un classicisme auquel on n\u2019\u00e9tait gu\u00e8re habitu\u00e9. Les blouses fa\u00e7on sweat-shirts en patchworks de mati\u00e8res et les hauts corset\u00e9s qui m\u00ealent motifs sixties et soie argent renvoient aux go\u00fbts plus exp\u00e9rimentaux du cr\u00e9ateur, ceux qui l\u2019ont fait conna\u00eetre quand il officiait chez Balenciaga. La prochaine saison en dira plus sur cette nouvelle femme Vuitton.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Monde &#8211; 7 mars 2018&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-445298","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-fs-press"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/445298","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=445298"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/445298\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=445298"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=445298"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=445298"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}