{"id":445135,"date":"2016-01-20T13:06:53","date_gmt":"2016-01-20T11:06:53","guid":{"rendered":"https:\/\/dev.elorainweb.com\/?p=445135"},"modified":"2024-05-12T11:10:58","modified_gmt":"2024-05-12T09:10:58","slug":"liberation-sons-sur-mesure-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/liberation-sons-sur-mesure-2\/","title":{"rendered":"Lib\u00e9ration &#8211; Sons sur mesure"},"content":{"rendered":"<p>Lib\u00e9ration &#8211; 26 Janvier 2016<\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p>Sons sur Mesure<br \/>\nPar Sabrina Champenois<\/p>\n<p>La cr\u00e9atrice Bouchra Jarrar pr\u00e9sente ce mardi sa nouvelle collection, sur une musique con\u00e7ue par Fr\u00e9d\u00e9ric Sanchez. Le duo d\u00e9crypte une collaboration fond\u00e9e sur la complicit\u00e9.<\/p>\n<p>Bouchra Jarrar et Fr\u00e9d\u00e9ric Sanchez travaillent ensemble depuis cinq ans. Elle, roseau perfectionniste \u00e0 la pr\u00e9cision du geste et la sobri\u00e9t\u00e9 notoires, tient depuis 2010 les r\u00eanes de sa propre maison de couture, apr\u00e8s avoir travaill\u00e9 aupr\u00e8s de Nicolas Ghesqui\u00e8re chez Balanciaga, puis chez Christian Lacroix. Elle pr\u00e9sente sa collection haute couture printemps-\u00e9t\u00e9 ce mardi \u00e0 Paris. Lui, grand calme \u00e0 rire hom\u00e9rique, est entr\u00e9 en piste en 1988, par un coup d\u2019essai-coup de ma\u00eetre : la bande-son du premier d\u00e9fil\u00e9 de Martin Margiela. Autodidacte passionn\u00e9 par la musique depuis l\u2019enfance, il fait d\u00e9sormais partie du club tr\u00e8s s\u00e9lect des \u00abdesigners de sons\u00bb de r\u00e9f\u00e9rence, ceux dont le travail contribue \u00e0 l\u2019intention d\u2019un cr\u00e9ateur plus qu\u2019il ne l\u2019illustre, et participe \u00e0 son \u00e9cho. A son actif, entre autres, des collaborations avec Miuccia Prada, Rei Kawakubo, Marc Jacobs, Jil Sander, Jean Paul Gaultier, Martine Sitbon, Helmut Lang\u2026<\/p>\n<p>Ce jour de d\u00e9but janvier o\u00f9 on les rencontre, Bouchra Jarrar est en pull anthracite sur pantalon et mocassins noirs. Fr\u00e9d\u00e9ric Sanchez, en col roul\u00e9 noir sur pantalon gris et bottines noires. Cette harmonie sym\u00e9trique r\u00e9sulte-t-elle d\u2019une consultation ? On opte plut\u00f4t pour l\u2019heureuse co\u00efncidence, leur communaut\u00e9 d\u2019esprit \u00e9tant telle que leurs enveloppes suivent.<\/p>\n<p>D\u00e9sol\u00e9e pour ce retard, il y avait ce \u00abcolis suspect\u00bb, dans le m\u00e9tro\u2026 Suivez-vous l\u2019actualit\u00e9 ?<br \/>\nFr\u00e9d\u00e9ric Sanchez : \u00c7a fait partie des choses dont on parle, avec Bouchra. Notre conversation se nourrit de tout, en continu.<\/p>\n<p>Bouchra Jarrar : Absolument. On \u00e9coute tous les deux beaucoup la radio, on se reconna\u00eet dans des choses, \u00e7a alimente cet \u00e9change. Par exemple, au moment des attentats de novembre, j\u2019ai personnellement eu beaucoup de mal \u00e0 revenir \u00e0 la cr\u00e9ation de v\u00eatements, je ne me suis jamais sentie aussi petite, tant le probl\u00e8me de l\u2019humanit\u00e9 et des civilisations est au c\u0153ur de ce qu\u2019on est. Maintenant, \u00e7a va, j\u2019ai retrouv\u00e9 la conviction que r\u00e9fl\u00e9chir, cr\u00e9er de la beaut\u00e9, est n\u00e9cessaire, aujourd\u2019hui plus que jamais. C\u2019est comme si les choses prenaient encore plus de sens. Et la cr\u00e9ation, c\u2019est une r\u00e9elle \u00e9chappatoire, une respiration.<\/p>\n<p>F.S. : Dans le m\u00eame temps, notre travail fonctionne en interaction avec l\u2019ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Le contexte actuel, tendu, peut-il s\u2019av\u00e9rer paradoxalement stimulant ?<br \/>\nB.J. : Quelque part, oui. \u00c7a fait avancer ce que l\u2019on fait et ce que l\u2019on est.<\/p>\n<p>F.S. : Oui, on est un peu des combattants ! Moi, par exemple, \u00e7a ne me fait pas peur, ce qui se passe actuellement, je ne vais pas partir sur une \u00eele d\u00e9serte\u2026 Au contraire, m\u00eame. L\u00e0, \u00e7a fait plusieurs ann\u00e9es que je vis entre Paris et la Normandie, et j\u2019ai presque envie de revenir compl\u00e8tement \u00e0 Paris, parce que j\u2019ai envie de faire beaucoup de choses ici. Tout d\u2019un coup, je me rends compte qu\u2019il ne faut pas l\u00e2cher. Il ne s\u2019agit pas de militer mais de participer, de ne pas \u00eatre dans une bulle, d\u2019\u00eatre conscient.<\/p>\n<p>BJ. : Etre conscient qu\u2019on est des faiseurs, des fabricants. C\u2019est ce que disait l\u2019autre jour \u00e0 la radio Rapha\u00ebl Glucksmann, \u00e0 propos du projet de loi sur la d\u00e9ch\u00e9ance de la nationalit\u00e9 : \u00abAvec une telle loi, on toucherait profond\u00e9ment \u00e0 ce que l\u2019on est. Il ne faut pas. Il faut faire.\u00bb<\/p>\n<p>F.S. : Sachant que Bouchra et moi sommes des enfants d\u2019immigr\u00e9s, \u00e0 des \u00e9poques et pour des motifs diff\u00e9rents.<\/p>\n<p>La mode fait partie de la frivolit\u00e9 d\u00e9nonc\u00e9e par les extr\u00e9mistes religieux\u2026<br \/>\nB.J. : En vue des prochains d\u00e9fil\u00e9s, la F\u00e9d\u00e9ration [de la couture du pr\u00eat-\u00e0-porter des couturiers et des cr\u00e9ateurs de mode, ndlr] a envoy\u00e9 des mails qui stipulaient la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019avoir des vigiles \u00e0 l\u2019entr\u00e9e des d\u00e9fil\u00e9s. On va bien s\u00fbr le faire.<\/p>\n<p>F.S. : Comme c\u2019est le cas pour les spectacles. Depuis le 13 Novembre, il faut vivre avec \u00e7a, sans pour autant se terrer chez soi. Ce qui m\u2019inqui\u00e8te plus, c\u2019est ce que ce climat pourrait nous mener \u00e0 faire, se censurer notamment.<\/p>\n<p>Votre \u00e9change est tr\u00e8s fluide, l\u2019un poursuit la phrase de l\u2019autre\u2026<br \/>\nF.S. : C\u2019est une histoire qui a commenc\u00e9 il y a cinq ans. Bouchra a voulu me rencontrer, et ce jour-l\u00e0, je crois qu\u2019elle a prononc\u00e9 le mot \u00abr\u00e9volution\u00bb. \u00c7a a fait tilt, j\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 la chanson de Brigitte Fontaine, o\u00f9 elle ne cesse de le dire, o\u00f9 elle dit des slogans de Mai 68 sur de la musique classique.<\/p>\n<p>B.J. : C\u2019\u00e9tait \u00e0 la fois s\u00e9rieux et amusant, on a commenc\u00e9 \u00e0 se raconter des histoires, \u00e0 se conna\u00eetre. Avec Fr\u00e9d\u00e9ric, j\u2019ai le sentiment de ne jamais \u00eatre dans l\u2019effort.<\/p>\n<p>F.S. : Le travail avec Bouchra prolonge celui que je fais avec d\u2019autres gens. Je ne travaille d\u2019ailleurs pas avec des marques, mes dialogues sont toujours tr\u00e8s personnels : je proc\u00e8de avec un cr\u00e9ateur de mode comme je le ferais avec un metteur en sc\u00e8ne ou un autre artiste. C\u2019est \u00e0 chaque fois une discussion p\u00e9renne, qui dure. Avec Bouchra, on a commenc\u00e9 par Brigitte Fontaine, on a encha\u00een\u00e9 avec Christophe, Holy Motors de Leos Carax, \u00e7a a \u00e9t\u00e9 nos bases. A partir de l\u00e0, on est partis dans quelque chose d\u2019extr\u00eamement personnel, on a commenc\u00e9 par m\u00e9langer des choses, Iggy Pop, Barbara, Francis Lai\u2026 On est pass\u00e9s de la r\u00e9volution \u00e0 l\u2019\u00e9volution.<\/p>\n<p>Comment collaborez-vous, concr\u00e8tement ?<br \/>\nB.J. : Fr\u00e9d\u00e9ric, d\u00e9sormais, c\u2019est quelqu\u2019un \u00e0 qui je pense quand je travaille, il m\u2019inspire. On ne se parle pas forc\u00e9ment tous les jours mais il y a des connexions, comme lorsqu\u2019on a pens\u00e9 en m\u00eame temps \u00e0 Agn\u00e8s Varda, qu\u2019on avait entendue chez Pascale Clark, sur France Inter.<\/p>\n<p>F.S. : J\u2019ai alors ressorti le film Jane B. par Agn\u00e8s V. ; \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, Jane Birkin jouait la Fausse Suivante aux Amandiers, \u00e7a a men\u00e9 \u00e0 Mozart\u2026 Ce sont des tiroirs qu\u2019on ouvre, \u00e7a cr\u00e9e une arborescence.<\/p>\n<p>B.J. : On ne fonctionne jamais directement par th\u00e8mes, d\u2019apr\u00e8s les v\u00eatements. Je lui parle plut\u00f4t d\u2019\u00e9motions et de sensations.<\/p>\n<p>\u00c7a suppose, pour vous Fr\u00e9d\u00e9ric, d\u2019\u00eatre une sorte d\u2019\u00e9ponge ?<br \/>\nF.S. : Ah oui, super-\u00e9ponge. \u00c7a prend surtout du temps, ce qui est un peu anachronique avec l\u2019\u00e9poque dans laquelle on vit. C\u2019est sensoriel, c\u2019est comme m\u00e9langer des parfums\u2026 Tr\u00e8s mental, en fait.<\/p>\n<p>B.J. : On en est tr\u00e8s conscients : on veut cr\u00e9er \u00e7a, un espace, un moment.<\/p>\n<p>F.S. : Et il faut que \u00e7a se combine avec le lieu o\u00f9 se passe le d\u00e9fil\u00e9.<\/p>\n<p>Les d\u00e9fil\u00e9s Bouchra Jarrar sont comme des parenth\u00e8ses, loin de toute hyst\u00e9rie\u2026<br \/>\nB.J. : On cr\u00e9e un \u00e9crin, et on essaie de cr\u00e9er un bon et beau moment. La mode, ce n\u2019est pas que du stress. C\u2019est une proposition.<\/p>\n<p>Sachant qu\u2019un d\u00e9fil\u00e9 dure en moyenne sept minutes\u2026<br \/>\nF.S. : Quand j\u2019ai commenc\u00e9, un d\u00e9fil\u00e9 durait en moyenne quarante minutes et \u00e7a pouvait aller jusqu\u2019\u00e0 une heure, avec 250 tenues, les mannequins qui arrivaient par quinze\u2026<\/p>\n<p>B.J. : Imagine quand la collection \u00e9tait moche\u2026<\/p>\n<p>F.S. : Quand on a commenc\u00e9 avec Martin Margiela, au Caf\u00e9 de la Gare, on a fait tout de suite beaucoup plus court, concentr\u00e9, avec une musique coh\u00e9rente du d\u00e9but \u00e0 la fin. C\u2019\u00e9tait dans la lign\u00e9e de ce qu\u2019avaient propos\u00e9 les cr\u00e9ateurs japonais comme Rei Kawakubo.<\/p>\n<p>Comment faites-vous avec les gens qui parlent peu, ou une autre langue ?<br \/>\nF.S. : Rei Kawakubo, par exemple, arrive juste avant le d\u00e9fil\u00e9 et on ne parle pas la m\u00eame langue. Du coup, elle me montre beaucoup les v\u00eatements. Moi, j\u2019ai beaucoup r\u00e9fl\u00e9chi le mois pr\u00e9c\u00e9dent \u00e0 toutes les histoires qu\u2019on pourrait raconter, et une journ\u00e9e avant le d\u00e9fil\u00e9, j\u2019\u00e9dite. Je travaille avec deux assistants, qui sont sp\u00e9cialement en charge de la partie technique, comme les droits, ou les recherches.<\/p>\n<p>Votre derni\u00e8re grande \u00e9motion sonore ?<br \/>\nF.S. : Moi, ce serait plut\u00f4t une sensation : en ce moment, j\u2019ai une \u00e9motion \u00e9trange en voyant d\u00e9filer la route tr\u00e8s tr\u00e8s rapidement, et plus je remonte vers le ciel, plus \u00e7a devient calme\u2026 \u00c7a n\u2019est pas un son \u00e0 proprement parler mais \u00e7a m\u2019\u00e9voque de faire des sons de l\u2019ordre du r\u00eave. En ce moment, je travaille beaucoup des sons au synth\u00e9tiseur, qui deviennent des voix, des ch\u0153urs.<\/p>\n<p>B.J. : En Normandie, Fr\u00e9d\u00e9ric a un lieu fascinant, une bo\u00eete avec plein de machines, que je ne saurais m\u00eame pas nommer, une usine \u00e0 gaz hypercontr\u00f4l\u00e9e, avec plein de fils connect\u00e9s \u00e0 des tas de trucs\u2026<\/p>\n<p>F.S. : Je travaille avec des synth\u00e9tiseurs modulaires, des filtres, les logiciels de l\u2019Ircam. Le son me passionne depuis l\u2019\u00e2ge de 6 ans, quand ma s\u0153ur a rapport\u00e9 de Londres un disque, Abbey Road des Beatles, que je me suis mis \u00e0 \u00e9couter comme un dingue. Surtout la face B, quasiment d\u00e9nu\u00e9e de blanc, donc c\u2019est quasiment une histoire qui est racont\u00e9e du d\u00e9but \u00e0 la fin. Ensuite, j\u2019ai toujours cherch\u00e9 \u00e7a : des musiques, des musiciens qui racontent des histoires. J\u2019ai trouv\u00e9 \u00e7a dans la musique progressive, Genesis, Van der Graaf Generator, Brian Eno, mais aussi dans la musique classique et l\u2019op\u00e9ra. Plus tard, je me suis demand\u00e9, pourquoi cette obsession du son, et du son qui permet d\u2019\u00eatre simultan\u00e9ment dans des espaces diff\u00e9rents. Je me suis rendu compte que \u00e7a renvoyait \u00e0 mon grand-p\u00e8re, qui ne pouvait pas rentrer en Espagne et qui \u00e9coutait beaucoup la radio espagnole. \u00c7a lui permettait d\u2019\u00eatre \u00e0 la fois ici et l\u00e0-bas. Ce c\u00f4t\u00e9 d\u00e9territorialisation mentale m\u2019a beaucoup marqu\u00e9.<\/p>\n<p>B.J. : Pour moi, la musique est \u00e0 la fois importante et inutile. Je peux passer des journ\u00e9es dans le silence, qui est ma musique naturelle. C\u2019est un silence rempli, qui me berce. Dans le m\u00eame temps, je suis une douce obsessionnelle et quand je suis amoureuse d\u2019un son ou d\u2019une musique, je vais l\u2019\u00e9couter inlassablement, sans me fatiguer, pendant toute une p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Par exemple, j\u2019ai d\u00e9couvert Dominique A il y a six ans, je ne l\u2019ai pas \u00e9cout\u00e9 pendant quatre ans, et il y a quelque temps, je l\u2019ai r\u00e9entendu \u00e0 la radio avec un bonheur inou\u00ef. Du coup, je suis all\u00e9e \u00e0 la Fnac acheter ou racheter tous ses albums, et voil\u00e0 : en ce moment, Dominique A me berce. Je suis aussi tr\u00e8s sensible aux voix. Derni\u00e8rement, c\u2019est celle de mon neveu qui m\u2019a \u00e9blouie : il r\u00e9citait un po\u00e8me d\u2019Artaud, de sa petite voix cass\u00e9e, on aurait dit Gainsbourg jeune\u2026 A l\u2019inverse, je ne supporte pas les voix aigu\u00ebs, qui correspondent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 des gens aigus en tout, dans leur personnalit\u00e9, leur allure, leur attitude.<\/p>\n<p>F.S. : J\u2019ai besoin d\u2019\u00e9couter dans tout ce que je fais. Par exemple, si je nage, j\u2019ai besoin d\u2019entendre l\u2019eau, je ne pourrais pas mettre des \u00e9couteurs.<\/p>\n<p>B.J. : On parle tr\u00e8s souvent de sons, avec Fr\u00e9d\u00e9ric. Le battement du c\u0153ur, le bruit de la respiration, le souffle\u2026 La vie, quoi.\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lib\u00e9ration &#8211; 26 Janvier 2016 Sons&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-445135","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-fs-press"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/445135","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=445135"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/445135\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=445135"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=445135"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=445135"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}