{"id":446401,"date":"2024-05-14T11:46:25","date_gmt":"2024-05-14T09:46:25","guid":{"rendered":"https:\/\/dev.elorainweb.com\/?p=446401"},"modified":"2024-05-14T11:46:25","modified_gmt":"2024-05-14T09:46:25","slug":"eass21-le-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/eass21-le-monde\/","title":{"rendered":"EASS21 Le Monde"},"content":{"rendered":"<p>Le Monde 25\/09\/2020<br \/>\nPar Elvire von Bardeleben et Th\u00e9odora Aspart<\/p>\n<div style=\"text-align: justify; \">\n<br \/>\nA la Milan Fashion Week, Prada et Emporio Armani jouent la<br \/>\ncarte de la sobri\u00e9t\u00e9<br \/>\nPremier d\u00e9fil\u00e9 (\u00e0 huis clos) du duo Miuccia Prada-Raf Simons pour une collection qui explore la notion d\u2019uniforme, mais version Prada. Chez Emporio Armani, c\u2019est sous la forme d\u2019un clip qu\u2019ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es d\u2019\u00e9l\u00e9gantes tenues typiquement armaniesques.<\/p>\n<p>\u00ab Carpaccio de bar, stracciatella, framboises, huile de basilic \u00bb, peut-on lire sur le menu. En attendant le d\u00e9fil\u00e9 Prada, diffus\u00e9 le 24 septembre, en d\u00e9but d\u2019apr\u00e8s-midi, la marque a convi\u00e9 une cinquantaines d\u2019invit\u00e9s au restaurant Girafe, face \u00e0 la tour Eiffel. Au m\u00eame moment, \u00e0 Berlin, Istanbul, Duba\u00ef, Moscou, Shangha\u00ef, Tokyo, des \u00e9v\u00e9nements similaires adapt\u00e9s au fuseau horaire (d\u00eener, petit d\u00e9jeuner&#8230;) sont organis\u00e9s.<\/p>\n<p>En France, apr\u00e8s le sorbet p\u00eache, \u00e0 14 heures tapantes, l\u2019\u00e9v\u00e9nement le plus attendu de la fashion week milanaise d\u00e9marre sur \u00e9cran : le premier d\u00e9fil\u00e9 de Miuccia Prada, en collaboration avec Raf Simons, qui a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 codirecteur artistique de la maison, en f\u00e9vrier. Le d\u00e9fil\u00e9 \u00e0 huis clos a lieu \u00e0 la Fondation Prada de Milan, mais l\u2019espace film\u00e9 par les nombreuses cam\u00e9ras est parfaitement anonyme. C\u2019est une pi\u00e8ce jaune p\u00e2le, de la moquette au plafond, o\u00f9 des mannequins passent avec l\u2019air d\u00e9cid\u00e9. Pas de fioritures, pas de d\u00e9cor : enfin une vid\u00e9o o\u00f9 les habits sont au c\u0153ur du propos.<br \/>\nLa collection explore la notion d\u2019uniforme, pas celui du policier ou de l\u2019avocat, mais un \u00ab v\u00eatement que l\u2019on choisit sans h\u00e9siter parce qu\u2019il correspond \u00e0 ce qu\u2019on veut montrer de soi sans tomber dans une caricature mode \u00bb, comme le d\u00e9finit Raf Simons. L\u2019uniforme Prada recouvre un champ des possibles assez large. A ce d\u00e9fil\u00e9, on a vu des v\u00eatements rapetiss\u00e9s, transform\u00e9s, d\u00e9tourn\u00e9s, d\u00e9pourvus de d\u00e9coration superflue. Les manteaux en Nylon recycl\u00e9 semblent en \u00e9quilibre pr\u00e9caire, tenus par une op\u00e9ration du Saint-Esprit autour des corps. Les sous-pulls perfor\u00e9s, \u00e0 intervalles r\u00e9guliers, de larges cercles, comme un motif \u00e0 pois, se superposent les uns aux autres. Des phrases sibyllines (\u00ab Signaux volent vers nous \u00bb ou encore \u00ab Panorama of quiet \u00bb) se d\u00e9tachent sur des robes en soie. Le logo<br \/>\nPrada s\u2019\u00e9tale sur un plastron triangulaire brod\u00e9 sur le sternum. Au milieu de ce vestiaire sophistiqu\u00e9, on trouve aussi d\u2019ind\u00e9modables jupes pliss\u00e9s ou des pantalons noirs tr\u00e8s classiques.<br \/>\nIl n\u2019y a pas de choc esth\u00e9tique ou de r\u00e9volution dans cette premi\u00e8re collection bic\u00e9phale, mais une lecture convaincante de l\u2019h\u00e9ritage Prada et une sensation de fra\u00eecheur bienvenue. Dans l\u2019interview film\u00e9e entre Miuccia Prada et Raf Simons, diffus\u00e9e apr\u00e8s le d\u00e9fil\u00e9, la cr\u00e9atrice italienne a d\u2019ailleurs rappel\u00e9 : \u00ab La nouveaut\u00e9, c\u2019est le cauchemar de tous les designers. Mais avec la crise du Covid-19, la question du neuf est moins pertinente. Il s\u2019agit d\u00e9sormais d\u2019exprimer l\u2019esprit profond d\u2019une marque. \u00bb Voil\u00e0 qui est fait.<\/p>\n<p>Le m\u00eame jour, Armani a d\u00e9voil\u00e9 les collections homme et femme de sa ligne Emporio. Sans surprise, pas de prise de risques, la maison a choisi le format vid\u00e9o : en f\u00e9vrier, alors que les premiers cas de Covid-19 se d\u00e9claraient en Italie, Giorgio Armani avait \u00e9t\u00e9 le premier cr\u00e9ateur \u00e0 anticiper la crise, en organisant un d\u00e9fil\u00e9 \u00e0 huis clos. Cette saison, il propose un clip de 7 minutes tourn\u00e9 dans les diff\u00e9rents bureaux de la griffe \u00e0 Milan, via Bergognone, qui sont tous des mod\u00e8les de sobri\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Sur une bande-son vaporeuse, sign\u00e9e par le compositeur et r\u00e9alisateur musical fran\u00e7ais Fr\u00e9d\u00e9ric Sanchez, mannequins et artistes \u00ab amis \u00bb de la marque se livrent \u00e0 une chor\u00e9graphie dans d\u2019\u00e9l\u00e9gantes tenues armaniesques aux tons neutres (beige, gris clair, blanc et noir). Parmi eux, on reconna\u00eet Germain Louvet, \u00e9toile de l\u2019Op\u00e9ra de Paris, ou Les Twins (Laurent et Larry Bourgeois), danseurs et chor\u00e9graphes. Ce projet est pr\u00e9sent\u00e9 comme \u00ab un geste symbolique de soutien aux arts touch\u00e9s par une longue p\u00e9riode de confinement \u00bb.\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Monde 25\/09\/2020 Par Elvire von&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-446401","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-fs-press"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/446401","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=446401"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/446401\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=446401"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=446401"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=446401"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}