{"id":446413,"date":"2024-05-14T12:07:43","date_gmt":"2024-05-14T10:07:43","guid":{"rendered":"https:\/\/dev.elorainweb.com\/?p=446413"},"modified":"2024-05-15T10:19:33","modified_gmt":"2024-05-15T08:19:33","slug":"itw-fs-by-theophile-picard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/itw-fs-by-theophile-picard\/","title":{"rendered":"ITW FS by Theophile Picard"},"content":{"rendered":"<p>Interview Fr\u00e9d\u00e9ric Sanchez by Theophile Picard<\/p>\n<div style=\"text-align: justify; \">\n<br \/>\nTHANK YOU FOR THE MUSIC<\/p>\n<p>D\u2019abord la sonnerie de cette porte en fond de cour du Xe arrodissement, les pre- mi\u00e8res notes de \u00abLet\u2019em In\u00bb, une \u00e9vidence&#8230;Puis des murs couverts de disques, et enfin, au sous-sol, je retrouve, plong\u00e9 sur ses machines, Fr\u00e9d\u00e9ric Sanchez, maestro de d\u00e9fil\u00e9s des plus grandes maisons de mode. Nous parlerons des \u00e9volutions de sa pratique depuis les ann\u00e9es 80, les grandes influences de sa culture musicale, ses relations aux designers et comment<br \/>\nfaire d\u2019un d\u00e9fil\u00e9 une \u0153uvre compl\u00e8te.<\/p>\n<p>TP : Bonjour Fr\u00e9d\u00e9ric, avant tout de chose, pou- vez-vous me parler de votre parcours musical person- nel, comment avez-vous d\u00e9couvert la musique et les artistes qui vous ont influenc\u00e9s ?<br \/>\nFS : C\u2019est vaste, \u00e7a a commenc\u00e9 enfant m\u00eame si il n\u2019y avait pas ou peu de musique chez mes parents. Par ha- sard, je devais avoir 7 ans, je suis tomb\u00e9 sur un disque des Beatles, Abbey Road. J\u2019aimais bien la pochette avec les fab fours qui traversent la rue. Mais j\u2019\u00e9taits aussi fascin\u00e9 par la l\u00e9gende qui l\u2019entourait. McCartney pieds nus, le num\u00e9ro de la plaque d\u2019immatriculation, le costume blanc&#8230; J\u2019\u00e9tais autant int\u00e9ress\u00e9 par la my- thologie autour que la musique en elle-m\u00eame. Ensuite j\u2019ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s marqu\u00e9 par ces artistes qui d\u00e9ve- loppaient un imaginaire, une histoire. Donc bien s\u00fbr toute la musique progressive des ann\u00e9es 70. J\u2019ai grandi avec Genesis et ces groupes-l\u00e0. Puis la vague de l\u2019\u00e9cole de Canterbury (Soft Machine, Caravan, Matching Mole). Et enfin Brian Eno qui m\u2019a emmen\u00e9 \u00e0 David Bowie. Vers 12 ans, j\u2019adorais Station to Station.<br \/>\nJe m\u2019int\u00e9ressais aussi beaucoup au th\u00e9\u00e2tre d\u2019avant- garde. Je demandais \u00e0 aller voir des pi\u00e8ces o\u00f9 la mu- sique avait une importance. C\u2019\u00e9tait l\u2019\u00e9poque de Patrice Ch\u00e9reau, Peter Stein, Michael Bruber, toute cette g\u00e9- n\u00e9ration de metteurs en sc\u00e8ne de th\u00e9\u00e2tre qui faisaient aussi de l\u2019op\u00e9ra. Puis bien s\u00fbr le cin\u00e9ma, j\u2019ai d\u2019ailleurs d\u00e9couvert l\u2019op\u00e9ra avec Excalibur de John Boorman et sa bande son wagnerienne.<br \/>\nTP : J\u2019ai vu que vous aviez fait un mash-up avec Wa- gner et New Order, une bonne synth\u00e8se de vos in- fluences.<br \/>\nFS : Oui c\u2019\u00e9tait pour Prada. Je reviens souvent au clas- sique. \u00c7a ouvre un imaginaire tr\u00e8s int\u00e9ressant.<br \/>\nApr\u00e8s bien s\u00fbr il y a eu le punk mais je pr\u00e9f\u00e8rai ce qui est arriv\u00e9 ensuite, la new wave et la cold wave. C\u2019\u00e9tait des artistes qui avaient, pour beaucoup, fait des \u00e9coles d\u2019art. Il y avait ce d\u00e9nominateur commun, Eno et Bowie par exemple. Je crois que ce sont des musiciens qui avaient un pied dans autre chose. Et la musique m\u2019a aussi permis de faire ma propre culture.<br \/>\nTP : Et donc la mode ?<br \/>\nFS : La mode c\u2019est venu plus tard. Quand j\u2019ai d\u00e9cou- vert qu\u2019il pouvait y avoir des liens avec la musique. Factory Records par exemple avec Peter Saville qui faisait \u00e0 la fois les pochettes de Joy Division et les ca- talogues de Yohji Yamamoto. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, j\u2019\u00e9tais sur- tout int\u00e9ress\u00e9 par la danse et notamment le travail de R\u00e9gine Chopinot. C\u2019\u00e9tait au Th\u00e9\u00e2tre Contemporain de la Danse, initi\u00e9 par Jack Lang. Chopinot \u00e9tait tr\u00e8s li\u00e9e \u00e0 Jean-Paul Gaultier qui faisait les costumes de ses balais.<br \/>\nPuis j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 d\u00e9couvrir des choses qui me plaisaient ; Gaultier par exemple mais aussi les ja- ponais, Issey Miyake ou Yamamoto. En allant \u00e0 leurs d\u00e9fil\u00e9s dans les ann\u00e9es 80, j\u2019entendais des musiques que j\u2019aimais. Je trouvais \u00e7a assez dingue qu\u2019ils puissent utiliser \u00e7a. Je n\u2019avais pas encore fait le lien avec l\u2019id\u00e9e d\u2019en faire mon m\u00e9tier. J\u2019en suis venu \u00e0 la mode par la musique, la danse et le th\u00e9\u00e2tre.<br \/>\nTP : Et comment \u00e7a a commenc\u00e9 ?<br \/>\nFS : Initialement je voulais travailler dans la danse. Je devais faire une classe pr\u00e9pa, j\u2019\u00e9tais au lyc\u00e9e Henri IV mais j\u2019ai dit \u00e0 mes parents que je voulais tout arr\u00eater leur ai annonc\u00e9 que j\u2019avais trouv\u00e9 un stage. Je suis donc rentr\u00e9 au service de presse du th\u00e9\u00e2tre du Chatelet. Je suis devenu assistant d\u2019une attach\u00e9e de presse qui s\u2019ap- pelait Mich\u00e8le Montagne. Dans les bureaux je passais des disques, New Order, Jesus &#038; The Mary Chain&#8230; Et un jour Martine Sitbon appelle Michelle en disant avoir un probl\u00e8me avec le type qui passait la musique et Michelle lui a dit \u00ab Tu sais tu devrais demander \u00e0 Fr\u00e9d\u00e9ric il s\u2019y connait hyper bien. \u00bb. Et finalement j\u2019ai rencontr\u00e9 Martin Margiela et a d\u00e9marr\u00e9 une collabo- ration artistique tr\u00e8s naturelle.<\/p>\n<p>TP : Avant les ann\u00e9es 80, c\u2019\u00e9tait les designers eux -m\u00eame qui programmaient la musique ?<br \/>\nFS : Je ne sais pas trop, j\u2019imagine. Il y avait Laurent Go- dard qui faisait \u00e7a beaucoup. Mais avant c\u2019\u00e9tait plut\u00f4t de l\u2019accompagnement. YSL et la Callas par exemple, Vivienne Westwood m\u2019avait fait toute une th\u00e9orie apr\u00e8s \u00eatre all\u00e9e voir un d\u00e9fil\u00e9 Saint Laurent. Elle di- sait que c\u2019\u00e9tait comme de la \u00abmusaque\u00bb, une musique d\u2019ambiance, pas tr\u00e8s forte et c\u2019\u00e9tait \u00e7a qui l\u2019int\u00e9ressait. Elle ne voulait plus que travailler avec du classique.<br \/>\nTP : Ce n\u2019\u00e9tait donc pas encore cette id\u00e9e d\u2019\u0153uvre compl\u00e8te o\u00f9 la musique, les v\u00eatements et le set for- ment un tout. Et lorsque vous recevez une nouvelle commande, comment commence votre travail ?<br \/>\nFS : J\u2019essaie toujours de parler avec le designer, c\u2019est ce qui m\u2019int\u00e9resse le plus, la dimension immat\u00e9rielle. Souvent il me montre des v\u00eatements, des moodboard. Ensuite, de mon c\u00f4t\u00e9, je travaille beaucoup \u00e0 partir d\u2019inspirations visuelles surtout lorsque je compose. Pour l\u2019exposition Gainsbourg par exemple, je suis parti de son disque avec Deneuve, puis des photos de Newton et une s\u00e9rie de l\u2019\u00e9t\u00e9 du Nouvel Obs afin de me constituer un mur de r\u00e9f\u00e9rences et progresser \u00e0 partir de \u00e7a. Je travaille en arborescence.<br \/>\nTP : Et vous vous int\u00e9ressez \u00e0 ce que le designer \u00e9coute personnellement ?<br \/>\nFS : S\u2019il m\u2019en parle oui mais \u00e7a n\u2019arrive pas souvent. Il y a peu de cr\u00e9ateurs qui sont vraiment f\u00e9rus de musique. Il y en a bien s\u00fbr, Marc Jacobs par exemple, Martine Sitbon, Anna Sui.<br \/>\nJe fais une grande diff\u00e9rence entre les cr\u00e9ateurs et les cr\u00e9atrices en ce qui concerne la musique. Et en par- ticulier les femmes qui cr\u00e9ent leur propre maison, je pense \u00e0 Jil Sander, Muccia Prada. Elles n\u2019ont peut-\u00eatre pas forc\u00e9ment un go\u00fbt particulier pour la musique mais elles ont une vision globale comme si elles am\u00e9- nageaient leur maison. La musique a une place par- ticuli\u00e8re. L\u00e0 o\u00f9, chez les cr\u00e9ateurs masculins, \u00e7a re- l\u00e8ve plus du fantasme. Chez les femmes c\u2019est vraiment un truc qui habite l\u2019espace. Chez Jil Sander c\u2019\u00e9tait in- croyable.<br \/>\nC\u2019est des gens qui font plus que de la mode.<br \/>\nTP : Vous avez souvenir d\u2019un d\u00e9fil\u00e9 ou d\u2019une collabo- ration qui a \u00e9t\u00e9 atroce ?<br \/>\nFS : Plusieurs m\u00eame. J\u2019ai eu une fois un \u00e9pisode tr\u00e8s emb\u00eatant avec Marc Jacobs pour Vuitton. Il travaille beaucoup avec de la musique et en g\u00e9n\u00e9ral un seul et m\u00eame morceau qu\u2019il passait en boucle. \u00c0 la fa\u00e7on de Steven Meisel qui cherchait comme \u00e7a \u00e0 rendre les gens fous pour qu\u2019il se passe quelque chose sur les photos.<br \/>\nEt Marc avait un peu ce truc compl\u00e8tement obses- sionnel. Il y avait donc ce morceau et on commence \u00e0 travailler mais je me rends compte la vieille du d\u00e9fil\u00e9 que Gucci avait utilis\u00e9 le m\u00eame morceau une semaine plus t\u00f4t.<br \/>\nDonc je suis all\u00e9 le voir et je l\u2019ai pr\u00e9venu, surtout qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque il y avait beaucoup de probl\u00e8mes entre LVMH et Kering. Il m\u2019a fait une crise d\u2019hyst\u00e9rie qui a dur\u00e9 toute la nuit, il ne voulait rien.<br \/>\nTP : \u00c7a s\u2019est arrang\u00e9 finalement ?<br \/>\nFS : Oui, on a fini par trouver une solution \u00e0 7h du ma- tin. J\u2019ai d\u2019autres anecdotes comme \u00e7a mais celle-ci je m\u2019en souviens encore, c\u2019\u00e9tait particuli\u00e8rement violent.<br \/>\nTP : Et vous vous souvenez du morceau ?<br \/>\nFS : Un genre de \u00ab Voulez-vous Couchez Avec Moi ce Soir \u00bb repris par Destiny Child, une daube en plus (rires).<br \/>\nNon ce qui est vraiment compliqu\u00e9 c\u2019est quand la per- sonne en face de vous est compl\u00e9tement vide. M\u00eame si on peut toujours inventer n\u2019importe quoi, tout \u00e7a c\u2019est faire mentir, emballer. Il faut raconter une histoire, du storytelling et \u00e7a les marques l\u2019ont compris dans les ann\u00e9es 90.<br \/>\nTP : Et le digital a chang\u00e9 des choses ?<br \/>\nFS : Totalement, les d\u00e9fil\u00e9s live et la n\u00e9cessit\u00e9 du stream sont apparus il y a dix ans. Je disais alors aux marques qu\u2019il fallait faire autre chose. Le media \u00e9voluait et les attentes avec. Les marques \u00e9taient dubitatives, on a donc commenc\u00e9 \u00e0 mettre un seul morceau qu\u2019on al- longeait pour le digital mais \u00e7a marchait pas bien. J\u2019ai donc fait \u00e9voluer mon travail : j\u2019ai du me mettre \u00e0 la composition Je cr\u00e9ais alors de la musique sp\u00e9ciale- ment pour le live, dans l\u2019esprit de ce qu\u2019on entendait pendant le d\u00e9fil\u00e9, \u00e0 cause des droits de diffusion bien- s\u00fbr.<br \/>\n\u00c7a fonctionnait plut\u00f4t bien mais les maisons n\u2019avaient pas de budget pour \u00e7a. Puis avec l\u2019arriv\u00e9e du Covid les maisons ont fini par allouer des budgets d\u00e9di\u00e9s. Mais c\u2019est devenu tr\u00e8s basique, les morceaux \u00e9taient clear\u00e9s et les marques ne regardaient plus que le nombre de vues.<br \/>\nTP : C\u2019est terrible de ne plus pouvoir inscrire la collec- tion dans une \u00e9poque, une esth\u00e9tique avec des mor- ceaux existants, en tout cas pour le digital, c\u2019est souli- gner un peu plus les limites du support.<br \/>\nFS : Exactement, on est aujourd\u2019hui dans une logique t\u00e9l\u00e9visuelle de prime time et on y perd beaucoup. On perd une \u00e2me et puis les quatre mille personnes qui regardent le live n\u2019en ont rien \u00e0 faire. Et d\u2019ailleurs la plupart des musiques, si vous regardez sur le site des marques ne sont pas publi\u00e9s ou cit\u00e9s.<br \/>\nTP : Et en association farfelu, un fait d\u2019arme dont vous \u00eates particuli\u00e8rement fier ?<br \/>\nFS : Dans les ann\u00e9es 90, j\u2019ai fait des trucs tr\u00e8s rigolos, y avait plus de libert\u00e9 et on s\u2019amusait vraiment beau- coup.<br \/>\nPour V\u00e9ronique Leroy j\u2019ai fait des trucs tr\u00e8s tr\u00e8s din- gues. C\u2019\u00e9tait les premi\u00e8res s\u00e9ries mode de Inez &#038; Vinoodh. Ils avaient fait cette s\u00e9rie dans le Face de femmes tr\u00e8s corporate fa\u00e7on secr\u00e9taires de direction. J\u2019avais donc vu \u00e7a et l\u2019esth\u00e9tique avait beaucoup plu \u00e0 V\u00e9ronique Leroy. En discutant on se dit qu\u2019une telle femme doit aimer la t\u00e9l\u00e9vision, on a donc fait une bande son avec que des g\u00e9n\u00e9riques d\u2019\u00e9missions fa\u00e7on JT de 20h ou Drucker. Le rendu \u00e9tait compl\u00e9tement cingl\u00e9 !<\/p>\n<p>\u00ab On est ajourd\u2019hui dans une logique t\u00e9l\u00e9visuelle de prime time. \u00bb<\/p>\n<p>Dans la m\u00eame veine, pour une collection de Jean Colonna qui s\u2019intitulait \u00ab la Chambre \u00bb, on avait fait une bande son compos\u00e9e des morceaux du standard des taxis bleus. La collection s\u2019inscrivait dans cette mouvance r\u00e9aliste des ann\u00e9es 90. Il y avait des pho- tos de Nan Goldin au mur et cette esth\u00e9tique un peu trash. C\u2019\u00e9tait l\u2019histoire d\u2019une fille dans sa chambre \u00e0 cinq heures du matin qui cherchait un endroit un peu louche pour terminer la soir\u00e9e. Le lendemain Steven Meisel a appel\u00e9, il voulait tout ! Le d\u00e9cor, les v\u00eate- ments, la musique pour faire un shoot pour le Vogue italien.<br \/>\nC\u2019est la meilleure repr\u00e9sentation de l\u2019int\u00e9r\u00eat de mon m\u00e9tier et de comment je le per\u00e7ois ; inspirer les gens pour six mois.<br \/>\nTP : Pour finir, un morceau que vous \u00e9coutez en boucle en ce moment ?<br \/>\nFS : Non pas vraiment, j\u2019ai mon piano surtout.\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Interview Fr\u00e9d\u00e9ric Sanchez by Theophile Picard&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-446413","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-fs-press"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/446413","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=446413"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/446413\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=446413"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=446413"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fredericsanchez.com\/fredericsanchez\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=446413"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}